De tous les sentiments, le plus difficile à feindre c'est la fierté. Duc de Lévis
29/12/2007 19:10 par rikem
La fierté d'un père n'a pas son pareil....
A t-on jamais vu Policier plus joli ? Qui ne voudrait pas être arrêté par un si beau sourire....?
Méfiez-vous pourtant .... La beauté bien qu'elle rime avec la permissivité, n'en est pas pour autant synonyme....
Voilà les plus beaux mariés que j'ai vu, ma soeur Marine et son mari.... c'était en 2004...Depuis un petit Antoine a montré le bout de son nez...
Travail réalisé avec une classe de CM1
Une étrange consultation
Nous sommes dans les années 1930.
Le docteur Knock vient de s’installer dans un petit village dont les habitants sont
rarement malades. Une riche fermière vient d’entrer dans son cabinet.
Elle lui explique qu’elle a beaucoup de travail…
KNOCK :- Je vous plains. Il ne doit guère vous rester de temps pour vous soigner ?
La dame :- Oh ! non. KNOCK : - Et pourtant, vous souffrez.
La dame : -Ce n’est pas le mot. J’ai plutôt de la fatigue.
KNOCK : Oui, vous appelez çà de la fatigue.[…]
Vous n’êtes jamais tombée d’une échelle étant petite ?
La dame :-Je ne me souviens pas.
KNOCK : (il lui presse brusquement les reins)
–Vous n’avez jamais mal, ici, le soir en vous couchant ?
Une espèce de courbature ? La dame :-Oui, des fois.
KNOCK : (il continue de l’ausculter)
– Essayez de vous rappeler. Çà devait être une grande échelle.
La dame : -çà se peut bien.
KNOCK : -C’était une échelle d’environ trois mètres cinquante,
posée contre un mur. Vous êtes tombée à la renverse.
[…] Vous vous rendez compte de votre état ?
La dame : -Non. KNOCK :-Tant mieux. Vous avez envie de guérir,
ou vous n’avez pas envie ? La dame :-J’ai envie.
KNOCK :-J’aime mieux vous prévenir tout de suite que ce sera très long et
très coûteux. […] La dame :- Oh ! là là ! J’ai bien eu du malheur de tomber
de cette échelle.
KNOCK :-Ce que je puis vous proposer, c’est de vous mettre en observation.
[…] Vous vous coucherez en arrivant chez vous.
Aucune alimentation solide pendant une semaine.
Un verre d’eau de Vichy toutes les deux heures, et, à la rigueur,
une moitié de biscuit, matin et soir, trempée dans un doigt de lait.
Mais j’aimerais autant que vous vous passiez de biscuit.[…]
A la fin de la semaine, nous verrons comment vos vous sentez.[…]
Si vos forces et votre gaîté sont revenues, je serai le premier à vous rassurer.
Si, au contraire, vous éprouvez une faiblesse générale, des lourdeurs de tête,
et une certaine paresse à vous lever, nous commencerons le traitement.
C’est convenu ? La dame :-Comme vous voudrez. Jules Romain, Knock, coll.
Folio, © Gallimard
Je trouve Le titre du livre : …………………………………… L’éditeur :…………………………………………….
Le titre du texte : …………………………………….Le genre :…………………………………………….
Après avoir lu le texte, réponds aux questions : Cette dame est-elle malade ?…………………………………………………………………………………
Pourquoi a-t-elle parfois mal au dos ?…………………………………………………………………….
Comment Knock sait-il qu’elle est tombée d’une échelle ? ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
A ton avis, dans quel état sera la fermière à la fin de la semaine de traitement ? ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Dans quel but Knock lui propose-t-il ce traitement ? …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Qu’est-ce qui te permettait déjà dans les indications du départ de deviner les intentions de Knock ? …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Que penses-tu du docteur Knock ? de la dame ? Justifie tes réponses. …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Je lis le texte plus en détails Qui prononce les mots suivants ?
"Observation" "Soigner" "Echelle"
Relève les différences entre le traitement suivant et celui proposé par le docteur
Knock ? (entoure les différences) Aucune alimentation solide pendant un mois.
Un litre d’eau de Vittel toutes les heures, et à la rigueur, la moitié d’une biscotte, matin et soir, trempée dans un bol de café. J’écris Jules Romain aurait pu écrire ce texte d’une autre façon :
Un récit sans dialogue Le docteur demande à la dame si elle n’est pas tombée d’une échelle lorsqu’elle était petite. La dame ne s’en souvient pas. Il lui demande ensuite si elle a mal au dos. La femme lui répond que cela lui arrive parfois.
Un dialogue : -Etes-vous tombée d’une échelle lorsque vous étiez petite ?
-Non, je ne m’en souviens pas.
-Avez-vous mal au dos le soir ? -Oui, parfois.
Compare ces textes, Quelle différence constates-tu ? Quel texte préfères-tu ? Pourquoi ? ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
A ton tour, réécris ce passage en un texte sans dialogue :
KNOCK :- Je vous plains. Il ne doit guère vous rester de temps pour vous soigner ?
La dame :- Oh ! non. KNOCK : - Et pourtant, vous souffrez.
La dame : -Ce n’est pas le mot. J’ai plutôt de la fatigue.
KNOCK : Oui, vous appelez çà de la fatigue. …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Pendant que le soleil descend derrière les dunes
J’entends le vent qui souffle au loin dans la lagune.
L’oiseau au loin s’est tu
Son plumage s’éteint
Les vagues deviennent prunes
Toutes les femmes sont brunes
Le vert devient étain
Le soir est revenu.
J’ai voulu écrire une chanson
Raconter une histoire
Délivrer mon émotion
Coincée au fond de ma mémoire.
Je me suis mise en quête d’un support
Sur lequel mes accords
Sur lequel mes écrits
Se coucheraient à l’infini.
J’ai d’abord pensé à l’Océan
Il offre un tableau géant
A tous les rêveurs exigeants
Il offre ses reflets changeants
Aux mouettes et aux goélands.
J’ai renoncé à ce projet
L’Océan était trop grand
Et les navires en passant
Emmêleraient mes mots rapidement.
J’ai ensuite songé au désert
A son sable brûlant, à ses jesers
Mais l’endroit manquait d’ombrage
Et j’ai crains que même les sages
Prennent mon texte pour un mirage.
Je me suis alors imaginée
Ecrire sur la ligne d’horizon
Pour que chacun de son balcon
Puisse partager mes pensées
Mais la ligne serait trop longue
Personne ne verrait assez loin
Pour lire le début et la fin.
Je me suis rabattue sur le ciel
Qui renferme tant de merveilles
Que pouvais-je trouver de mieux ?
A cet endroit tous les curieux
N’avaient qu’à lever les yeux.
Mais je ne pouvais sacrebleu
Prévoir les caprices des cieux
Si la pluie se mettait à tomber
Elle risquait de tout effacer
Et sous la chaleur du soleil
Mes mots couleraient comme du miel.
Face à tant de complexités
De questions et d’ambiguïtés
J’ai décidé de m’épancher
Sur un simple bout de papier.
Le vent pourra peut-être l’envoler
Et si un enfant vient à le lire
J’espère qu’il aura du plaisir
A trouver quelqu’un pour lui dire.
Ainsi de maison en maison
De porte à porte, de tête à tête
Mes textes comme des destins qui s’entêtent
Retentiront sur l’Océan, au beau milieu du désert
Glisseront sur l’horizon
Avant de repartir sur les ailes
D’un papier bien fatigué
Heureux d’avoir tant voyagé.
Dans une immense forêt, au pied d’un arbre centenaire,
vit dans une maison champignon, un gentil lutin du nom de Léon,
que tout le monde appelle le lutin vert..
On l’appelle ainsi parce que dans toute la contrée,
il n’existe pas de meilleur jardinier.
Tout ce qu’il plante pousse, le moindre bout de bois,
la plus minuscule des graines….
Il ne savait pas encore marcher que déjà il plantait.
« Cet enfant à la main verte disait son grand-père qui ne se trompait
jamais, il sera un grand jardinier comme feu mon père l’était. »
Et c’est ainsi que depuis qu’il est petit, Léon,
le lutin vert plante à tort et à travers.
Il plante tant et si bien que dans la forêt on peut à peine marcher
et que ses concitoyens finissent par se fâcher.
« Assez ! Assez ! Assez !Tu ne peux plus continuer lutin vert,
lui dit son voisin. Et je te parle au nom de toute la communauté. Tu es aimé de tous et tous reconnaissent ton talent mais on ne pourra bientôt plus bouger dans la forêt. On ne trouve plus les sentiers, et l’herbe s’installe dans nos maisonnées. Pendant que tu plantes, d’autres sont obligés de déraciner, nous sommes complètement envahis par tes plantations. Tu dois trouver une solution. »
Lutin vert est attristé de se voir reprocher de faire
son travail.
« Je ne sais faire que planter….se lamente-t-il »
Et il passe plusieurs jours à chercher comment faire
pour ne plus déplaire tout en continuant à faire son métier
de jardinier.
C’est alors qu’il a une idée…il décide de planter
en hauteur, sur les murs, sur les arbres, sur les
clôtures…
Il s’y met dès le lendemain et à sa grande surprise
les graines germent bien.
Lorsque ses amis virent sa nouvelle façon de planter,
ils vinrent tous le féliciter et il redevint le lutin vert adoré.
Maintenant lorsque tu verras des mousses sur les arbres
ou des plantes grimpantes jusque sur les toits,
tu te souviendras que sans le lutin vert, les plantes ne pousseraient que par terre.