Histoire d'écrire

07/03/2008 18:25 par rikem

  • Histoire d'écrire

    Histoire d'écrire

    07/03/2008 18:25 par rikem

On peut parler pour rien dire

Juste pour ne pas s'endormir

bavasser de longues années

épuiser les belles volontés

 

On peut aussi garder le silence

ne jamais créer une seule nuisance

 entre « je » et « tu » mettre de la distance

jouir d'un état de somnolence

 

Existe-t-il un juste milieu

entre être et disparaître,

un équilibre judicieux

pour de sa vie se sentir le maître ?

Le tableau

07/03/2008 18:14 par rikem

  • Le tableau

    07/03/2008 18:14 par rikem

La toile était finie,

 le tableau accroché,

 et dans le paysage les personnages dansaient.

Sous le pinceau du peintre, ils étaient tous nés

sous son regard exigeant ils restaient figés

mais dès que ce dernier avait le dos tourné

dès qu'aucun contemplateur ne les observaient

ils se mettaient tous à virevolter

au son du vieux luth dont l'enfant jouait.

un jour l'un d'entres eux décida de voir

ce qui se trouvait derrière le miroir

Un soir, une fois la maison éteinte

 il se laissa glisser le long d'une plinthe

 il sortit et emprunta un couloir

qui le conduisit au pied d'un grimoire

il leva la couverture et découvrit au fil des fines pages au papier jauni

de tendres histoires sur des sujets choisis de l'amour, de l'amitié, de

l'envie

aussi quel bonheur de se rendre compte ainsi

de tout ce qui rend la vie si jolie.

Au lever du jour, il retourna rejoindre les siens qui tous ensemble se demandaient bien ce qu'il avait pu découvrir dans l'autre univers

ils l'entourèrent tous et le questionnèrent

sur les gens, les couleurs, et les manières

il raconta si bien que le lendemain matin

le peintre regardant son ouvrage

ni trouva qu'un paysage, dépourvu de visage.

Je pars

16/02/2008 14:57 par rikem

  • Je pars

    Je pars

    16/02/2008 14:57 par rikem

Je pars,

loin de ces rivages

aux  couleurs gris nuages

 

Je pars,

je ne veux plus faire usage

de mon mauvais visage

 

Je pars,

ma vie n'est  plus qu'ombrage

je ne fais que des ravages

 

Je pars,

j'ai raté mon cépage

il ne prendra jamais d'âge

 

Je pars,

J'ai payé mon péage

J'arrache ma dernière page...



Je pars

 

 

N.B: Ceci est un simple poème, pas une annonce....TOUT VA BIEN !!!

On ne s'abstrait pas aisément de sa jeunesse Philippe Besson

13/02/2008 17:14 par rikem

  • On ne s'abstrait pas aisément de sa jeunesse  Philippe Besson

    On ne s'abstrait pas aisément de sa jeunesse Philippe Besson

    13/02/2008 17:14 par rikem

Nous garderons un souvenir ému de ces "sublimes statues" de Barcares....

Que vous évoquent-elles ?

 

Il ne s'agit que d'algues multicolores....

La musique est la langue des émotions. Emmanuel Kant

12/02/2008 13:01 par rikem

  • La musique est la langue des émotions. Emmanuel Kant

    La musique est la langue des émotions. Emmanuel Kant

    12/02/2008 13:01 par rikem

le chat sans bottes

11/02/2008 20:07 par rikem

  • le chat sans  bottes

    le chat sans bottes

    11/02/2008 20:07 par rikem

 Il en est des souris comme des hommes, certains on la chance et le privilège de pou
voir dormir, chaque soir dans un lit douillet, ce qui en somme leur paraît normal, et d'autres, dont je suis, arpentent désespérement les trottoirs à la recherche d'un coin où ils pourront passer la nuit.
Je n'ai pas toujours vécu ainsi, vous savez, Il fut un temps où je dorais tranquillement au soleil sur la terrasse d'une maison dans laquelle il faisait bon, Il a suffit d'un divorce!
Pas le mien...non... j'ai toujours eu horreur de l'idée que l'on puisse me passer une corde au cou, celui de mes maîtres. J'ai d'abord subi le même sort que les enfants, balloté de droite et de gauche. Le dernier déménagement m'a été fatal. Ils m'ont oublié, Les soucis sans doute!
Je les ai cherché au début, j'ai déambulé dans la ville à la recherche d'affiches...rien.
Je ne suis plus tout jeune, je n'ai plus l'énergie necessaire pour me lancer dans des recherches si couteuses.
A quoi bon de toutes façons,selon eux, les vieux ne servent à rien, dès 50 ans ils ne sont déjà plus considérés comme capables de travailler, à part peut-être en politique..
ce qui confirme leurs pensées, puisqu'ils sont tous unanimes pour affirmer qu'il ne s'agit que de « bons à rien », de vrais faignants....soit on les enferme dans des maisons de retraite, soit on les parque au sénat ou à l'académie française...dans tous les cas, il s'agit de mouroir !
Je n'ai pas l'intention d'attendre la mort entre 4 mûrs, je préfère prendre de la distance avec les humains, ils ont un je ne sais quoi d'inhumain....vraiment flippant !
Si je n'étais pas un chat, je pense que j'écrirai mes mémoires, j'ai l'âge pour le faire, elles seraient bien plus crédibles que les mémoires de jeunes « artistes » en mal de reconnaissances....ou d'argent qui à 20 ans ont déjà payé un nègre pour le faire à leur place !
 Je les intitulerai : les mémoires d'un chat sans bottes
J'y raconterai mes aventures, mes espoirs, mes déconvenues, mes petites joies aussi.
Pas de quoi fouetter un chat, mais largement de quoi écrire le scénario d'un épisode de « plus belle la vie ».
La rue est un univers dans l'univers, une autre planète, un monde parallèle avec ses codes, ses lois, ses principes, son langage : « T'aurais pas une clope ? - Bip - T'aurais pas une bouteille ? - Bip -
 T'aurais pas une petite pièce ? Bip ». Si vous connaissez ces phrases, vous pourrez vous débrouiller. Parfois, des membres d'associations viennent nous servir une gamelle chaude et ils repartent chez eux, heureux de s'être rendus utiles. Leur conscience revigorée. Vous me jugez dur ? Vous avez peut-être raison. Je ne peux tout de même pas leur reprocher d'essayer. Pourtant que deviendraient ces gens si la misère disparaissait. Parviendraient-ils à vivre sans se sentir indispensables ? Le bout de mes pattes est usé.
 Il me faudrait des bottes, de 7 lieues de préférence.
Je me rendrais au soleil en deux temps trois mouvements.
Il me semble que la misère m'y serait moins pénible.
Il faudrait faire une chanson là-dessus. Je suis certain qu'elle rencontrerait un franc succès. Je parle, je parle...mais vous avez sans doute autre chose à faire qu'à m'écouter miauler. Si mon poil était encore luisant, ma vue perçante, je ne dis pas...
Est-ce la pitié qui vous anime ? Cela vous amuse peut-être ? Vous vous prenez pour Don Quichotte ?
Ne cherchez pas à m'approcher davantage, je pourrai vous griffer.
Je vois vos mains se tendre vers moi, vous prenez des risques.
J'aimerai me coller contre vous, mais je ne parviens pas à me laisser aller. J
e ne supporterai pas que vous me dupiez. J'ai donné, les beaux discours...c'est fini pour moi.
Je préfère être seul que mal accompagné. Je suis un chat sans avenir vous savez.
Permettez-moi de m'échapper.
N'entrouvez pas la porte de mon espérance, elle serait trop douloureuse à refermer.
Je sens votre peau contre la mienne.
Qui s'y frotte s'y pique, comment osez-vous ?
Votre présence met si douce, pourtant je vous crache ma rage au visage. Vous paierez pour tous les autres.
Vous insistez !
Mais pourquoi juste ciel !
Etes vous bien conscient de ce à quoi vous vous exposez, je suis sans doute malade !
Chaque jour vous revenez, votre obstination m'inspire le respect.
Je vous griffe. Je vous mords .
M'aimez-vous donc ?
Vous me portez, je ressens votre étreinte comme un fil que l'on me passerait doucement au cou.
Vous me liez à vous pour toujours.
Vous m'embrassez, je ressens votre baiser comme un coup de poignard !
 
Cette fois, je suis vaincu...Je me rends...
 Il en ait des animaux comme des hommes
Seuls la patience et l'amour peuvent les vaincre... Aimez....Patience...on vous le rendra.

Fatalité

11/02/2008 13:22 par rikem

  • Fatalité

    Fatalité

    11/02/2008 13:22 par rikem

Fatalité fatale

tu dévores celui

rongé par les ennuis

et le fondamental

 

Fatalité morbide

au chevet du vieillard

qui impute au hasard

sa figure livide

 

Fatalité monstrueuse

au sourire édenté

aux mains démotivées

par une vie malheureuse

 

Fatalité ignoble

aux accents de toujours

qui confond l'amour

dans le fruit du vignoble

 

Fatalité joyeuse

pour les jours souriants

où la vie se repent

d'être si dispendieuse

 

Fatalité stupide

aux arômes écoeurants

des refrains de nos 20 ans

dans une bouche fétide

 

Fatalité honteuse

prétentieuse et moqueuse

débauche tes fileuses

tu n'es qu'une menteuse

 

Milie

JE TU IL

07/02/2008 22:07 par rikem

  • JE TU IL

    JE TU IL

    07/02/2008 22:07 par rikem

Je te  vois sourire
 et j'entends tes sanglots
 sous ton manteau transpire
 tes espoirs ton desespoir

Gigolo

Tu cherches des principes
des raisons
à tes nippes
tu évoques l'éducation
les dus, les cautions

Rigolo

Il parle de valeurs
s'en prend à cette odeur
 qui détruit nos semences
nous couvre d'indécence
oublie que tout à un sens
le pauvre, le riche,
le caniche

Rigole

Nous sommes si différents
 et pourtant
même nature,
 même sang,
même envie de bonheur,
même cadran, même heure,

Riposte

Vous jugez vos voisins
mais regardez les bien
coincés sous leurs traversins
 ils observent en coin
 comparent vos discours
à votre vie de tous les jours

Pipeau

Ils s'imaginent sans doutE
détenir la vérité
il savent qui condamner
mais ne savent où aller
leur idéologie rime avec démagogie ou anarchie
peu importe les mots ils ne sont que syllabes
sans faits, les principes restent puceaux

Rideau

Les animaux sont des amis tellement agréables - ils ne posent jamais de question, ils ne font jamais de critiques;..ils se contentent d'être là....qui peut en dire autant ?

15/01/2008 20:20 par rikem

  • Les animaux sont des amis tellement agréables - ils ne posent jamais de question, ils ne font jamais de critiques;..ils se contentent d'être là....qui peut en dire autant ?

    Les animaux sont des amis tellement agréables - ils ne posent jamais de question, ils ne font jamais de critiques;..ils se contentent d'être là....qui peut en dire autant ?

    15/01/2008 20:20 par rikem

Où finit la paresse, où commence la contemplation ? Jean Dutourd

08/01/2008 21:28 par rikem

  • Où finit la paresse, où commence la contemplation ?	Jean Dutourd

    Où finit la paresse, où commence la contemplation ? Jean Dutourd

    08/01/2008 21:28 par rikem

Je vous présente Chipie, c'est la petite chienne de Marine...