Le potier

22/06/2008 11:35 par rikem

  • Le potier

    Le potier

    22/06/2008 11:35 par rikem

D’abord il prend la terre

 Entre ses mains expertes

Il la tape sans vergogne

Et débute sa besogne.

Il veut en faire un vase

Où choiraient avec extase

Des fleurs et divers feuillages,

Une invitation au partage,

Une odeur de rivage,

Un livre ouvert à 1000 pages…

Mais l’argile est rebelle,

 Il retombe sans appel,

Refuse de devenir

Un objet de plaisir.

Le maître ne perd pas courage

 Se remet à l’ouvrage J

usqu’à obtenir

L’objet de ses désirs.

 

Jamais terre n’a pu résister

 Sous la main du potier.

Lorsque

16/06/2008 19:10 par rikem

  • Lorsque

    Lorsque

    16/06/2008 19:10 par rikem

Lorsque l'enfant nait

dans l'esprit de la femme

une étincelle s'enflamme

pour briller à jamais

 

Quand l'envie a germé

comme pousse une pensée

une rose, une orchidée,

l'homme ne peut qu'acquiescer.

Lune de vie

16/06/2008 19:04 par rikem

  • Lune de vie

    Lune de vie

    16/06/2008 19:04 par rikem

Lune de vie

Ronde d’envies

De sourires sans pluie

 De jardin sans dents

Soleil de nuit

Plat d’insomnies

De mémoire sans désert

D’Afrique sans éléphants

Etoile de jour

Grand détour

De promesse sans fenêtre

De maison sans amour

L'orthophoniste

16/06/2008 19:01 par rikem

  • L'orthophoniste

    L'orthophoniste

    16/06/2008 19:01 par rikem

Une orthophoniste regardait

Un enfant danser

 Il appuyait ses mains sur des voyelles

 Criait des sons de plus belle,

 De ses pieds martelait les consonnes,

Comme l’aurait fait 1000 personnes,

 Formait un point d’exclamation,

Faisait un point d’interrogation,

 Riait, tournait, virevoltait,

 Se réjouissait de pouvoir jouer

 Avec les lettres de l’alphabet.

Par moment il se tournait

 Vers celle qui lui avait donné

Le plaisir de s’exprimer,

Le bonheur de communiquer.

 

Sur la photo, une vraie orthophoniste...!! que j'ai la chance d'avoir comme amie

Humanité

03/06/2008 21:53 par rikem

  • Humanité

    Humanité

    03/06/2008 21:53 par rikem

Qui prétend connaitre la pauvreté

Sans l’avoir vécue

Crois qu’il peut comprendre le suicidé

Sans s’être pendu

SI tu n’as jamais manqué

Si tu n’as jamais été moqué

Pour des raisons indépendantes de ta volonté

Tu es un chien sans collier

Qui compatit avec celui qui est attaché

 

Troque donc ta liberté

Avant de venir parler

Et supprime ta fierté

Au nom d’un peu d’humanité.

Il ne faut pas tant regarder ce que l'on mange que celui avec lequel on mange. Epicure

31/05/2008 23:08 par rikem

  • Il ne faut pas tant regarder ce que l'on mange que celui avec lequel on mange.  Epicure

    Il ne faut pas tant regarder ce que l'on mange que celui avec lequel on mange. Epicure

    31/05/2008 23:08 par rikem


21/05/2008 22:12 par rikem

  • 21/05/2008 22:12 par rikem

Colibris pris en photo au jardin Balata en Martinique.

Une merveille de plus....

19/05/2008 21:15 par rikem

  • Une merveille de plus....

    Une merveille de plus....

    19/05/2008 21:15 par rikem

Un chien de plus dans ma galerie des peluches et pas n'importe laquelle....la merveille de Laurène et Maxime : Chanel

C'est une très gentille mémére avec un poil tout doux et un regard plein de tendresse...et il vaut mieux être ami avec elle car ce sera bientôt un chien à taille plus que respectable ce qui change de toutes nos pépettes....

L'enfant et la mort

17/05/2008 15:45 par rikem

  • L'enfant et la mort

    L'enfant et la mort

    17/05/2008 15:45 par rikem

Bonjour, dit la mort

Bonjour, répond l'enfant

Je suis trop jeune pour mourir !

Il n'est jamais trop tôt pour partir.

 

L'enfant est replié sur lui

Les deux mains sur ses genoux amaigris

Le regard perdu dans le vide

au milieu d'une face livide.

 

Il est assis sur le passage

On croirait voir une image,

D'un rescapé de Dachau

Il ne lui reste plus que les os.

 

L'enfant ne fixe plus rien

Ni la nourriture, ni l'envie,

Son espace se rétrécit

Son visage s'éteint.

 

Il ne peut plus avaler

Que des aliments sucrés

De sa bouche ne sort plus,

Que des insultes, des mots crus.

 

Il se retient de tout lâcher,

Comme si quelque chose le tenait.

La mort ne sait plus quoi penser

Heureusement, elle n'est pas pressée.

 

 

Hodélie

 

J'ai écrit ce poème en pensant à un enfant que je cotoie dans le cadre de mon travail.

La mère et l'enfant

17/05/2008 15:37 par rikem

  • La mère et l'enfant

    La mère et l'enfant

    17/05/2008 15:37 par rikem

Obscène idée de dépendance

A une mère qui n’offre que souffrance.

Terrible sentiment de dévotion

Envers une mère dépourvue d’émotions.

Mère cannibale, destructrice

 Au profil de dominatrice.

Est-ce l’horreur dans ses yeux

Qui te permet de vivre mieux ?

Son corps est devenu ton objet.

T’arrive-t-il de penser

Qu’il est ton fils, ta chair

Et non un amas de matière ?

Tu t’abreuves de sarcasmes,

Tu t’étouffes sous tes spasmes,

Ses malheurs sont ta seule joie

C’est ce que tu dis quand tu bois.

Mais sous ta haine, ta violence,

Existe-t-il une conscience ?

 Ton passé lui coute son futur

Veux-tu qu’il devienne une ordure ?

 Un déchet de la société,

Un homme tellement cassé,

 Que violer, tuer ou massacrer

Deviendront de simples activités.

 

On ne torture pas un enfant

Sans l’exposer en grandissant

 A devenir à son tour bourreau.

 

Ne transmettez plus vos sanglots.

 

* Hodélie