Le potier
22/06/2008 11:35 par rikem
D’abord il prend la terre
Entre ses mains expertes
Il la tape sans vergogne
Et débute sa besogne.
Il veut en faire un vase
Où choiraient avec extase
Des fleurs et divers feuillages,
Une invitation au partage,
Une odeur de rivage,
Un livre ouvert à 1000 pages…
Mais l’argile est rebelle,
Il retombe sans appel,
Refuse de devenir
Un objet de plaisir.
Le maître ne perd pas courage
Se remet à l’ouvrage J
usqu’à obtenir
L’objet de ses désirs.
Jamais terre n’a pu résister
Sous la main du potier.
Lorsque l'enfant nait
dans l'esprit de la femme
une étincelle s'enflamme
pour briller à jamais
Quand l'envie a germé
comme pousse une pensée
une rose, une orchidée,
l'homme ne peut qu'acquiescer.
Lune de vie
Ronde d’envies
De sourires sans pluie
De jardin sans dents
Soleil de nuit
Plat d’insomnies
De mémoire sans désert
D’Afrique sans éléphants
Etoile de jour
Grand détour
De promesse sans fenêtre
De maison sans amour
Une orthophoniste regardait
Un enfant danser
Il appuyait ses mains sur des voyelles
Criait des sons de plus belle,
De ses pieds martelait les consonnes,
Comme l’aurait fait 1000 personnes,
Formait un point d’exclamation,
Faisait un point d’interrogation,
Riait, tournait, virevoltait,
Se réjouissait de pouvoir jouer
Avec les lettres de l’alphabet.
Par moment il se tournait
Vers celle qui lui avait donné
Le plaisir de s’exprimer,
Le bonheur de communiquer.
Sur la photo, une vraie orthophoniste...!! que j'ai la chance d'avoir comme amie
Qui prétend connaitre la pauvreté
Sans l’avoir vécue
Crois qu’il peut comprendre le suicidé
Sans s’être pendu
SI tu n’as jamais manqué
Si tu n’as jamais été moqué
Pour des raisons indépendantes de ta volonté
Tu es un chien sans collier
Qui compatit avec celui qui est attaché
Troque donc ta liberté
Avant de venir parler
Et supprime ta fierté
Au nom d’un peu d’humanité.
Colibris pris en photo au jardin Balata en Martinique.
Un chien de plus dans ma galerie des peluches et pas n'importe laquelle....la merveille de Laurène et Maxime : Chanel
C'est une très gentille mémére avec un poil tout doux et un regard plein de tendresse...et il vaut mieux être ami avec elle car ce sera bientôt un chien à taille plus que respectable ce qui change de toutes nos pépettes....
Bonjour, dit la mort
Bonjour, répond l'enfant
Je suis trop jeune pour mourir !
Il n'est jamais trop tôt pour partir.
L'enfant est replié sur lui
Les deux mains sur ses genoux amaigris
Le regard perdu dans le vide
au milieu d'une face livide.
Il est assis sur le passage
On croirait voir une image,
D'un rescapé de Dachau
Il ne lui reste plus que les os.
L'enfant ne fixe plus rien
Ni la nourriture, ni l'envie,
Son espace se rétrécit
Son visage s'éteint.
Il ne peut plus avaler
Que des aliments sucrés
De sa bouche ne sort plus,
Que des insultes, des mots crus.
Il se retient de tout lâcher,
Comme si quelque chose le tenait.
La mort ne sait plus quoi penser
Heureusement, elle n'est pas pressée.
Hodélie
J'ai écrit ce poème en pensant à un enfant que je cotoie dans le cadre de mon travail.
Obscène idée de dépendance
A une mère qui n’offre que souffrance.
Terrible sentiment de dévotion
Envers une mère dépourvue d’émotions.
Mère cannibale, destructrice
Au profil de dominatrice.
Est-ce l’horreur dans ses yeux
Qui te permet de vivre mieux ?
Son corps est devenu ton objet.
T’arrive-t-il de penser
Qu’il est ton fils, ta chair
Et non un amas de matière ?
Tu t’abreuves de sarcasmes,
Tu t’étouffes sous tes spasmes,
Ses malheurs sont ta seule joie
C’est ce que tu dis quand tu bois.
Mais sous ta haine, ta violence,
Existe-t-il une conscience ?
Ton passé lui coute son futur
Veux-tu qu’il devienne une ordure ?
Un déchet de la société,
Un homme tellement cassé,
Que violer, tuer ou massacrer
Deviendront de simples activités.
On ne torture pas un enfant
Sans l’exposer en grandissant
A devenir à son tour bourreau.
Ne transmettez plus vos sanglots.
* Hodélie