La victoire sur soi est la plus grande des victoires. Platon
05/02/2010 08:52 par rikem
Nous arrivons parfois à surprendre les autres et souvent à nous surprendre nous-mêmes...
La semaine dernière j'ai reçu une vingtaine d'appels anonymes...je décrochais, la personne raccrochait au bout d'une poignée de secondes
J'ai parfois répondu "allo" "oui" et puis j'ai pris l'habitude d'écouter le silence...
J'aurais du commencer à avoir peur...mais non...étrangement je trouvais ça touchant qu'une personne pense à moi...
j'ignorais et j'ignore toujours d'ailleurs les intentions de cette personne..mais cette semaine, un seul appel...et une sorte de vide...qu'est devenu mon inconnu (e) du téléphone...?
les idées farfelues, les fantasmes arrivent, on s'invente des histoires...on rêve...on oublie l'idée de danger....on s'évade à partir de quelques appels...qui étaient peut être simplement des erreurs..
suis-je à ce point atteinte pour réussir à penser à une jolie histoire...sans doute...
je ne saurai sans doute jamais qui appelait...ça restera un mystère...à moins que vous n 'ayiez quelques idées...
je vous écoute..."allo"....
Je sens vos regards sur ma nuque
étreindre mes bons sentiments
et je devine vos pensées fidèles à vos égarements
les années peuvent m'écraser
sous le poids de leurs tourments
Je continuerai à avancer
sans me soucier de leurs errements
Je vaux plus que ce que je donne
Je donne moins que ce que je peux
Aucun discours ne me raisonne
Et j'irai là où je veux
Il en a fallu des larmes
pour me laver de vos sarcasmes
Mais je suis libre désormais
de poursuivre ma destinée
Avec ou sans vous que m'importe
Je me joindrai à la cohorte
de ceux qui savent aimer
sans avoir peur de leurs regrets
Je serai riche de mes peines
Ma marche n'aura pas été vaine
Elle me conduira vers toi
Je me blottirai dans tes bras
LA
Peut-on souffrir par trop sentir nos destins qui chavirent,
ou est-ce seulement l'effet d'une apnée trop prolongée ?
Quel idiome fatal a baptisé notre "home"
Est-ce illusion ou désillusion ?
Bienheureux celui qui connait le refrain et le reste de la chanson
Quand quotidien rime avec semaines et années
il est souvent trop tard pour soupirer
mais puisqu'il faut avancer, abolissons les effets d'une envie avortée
créons-en de nouvelles ou viendrons échouer nos peurs et nos regrets
Profitons de chaque escale pour semer nos scandales
Scandons nos destinées et vainquons nos idées
Malheureuse illusion d'un monde devenu fou
par trop vouloir donner des leçons sans morale
tes batailles, tes pogroms
m'ont donné la nausée
il me semble sentir l'odeur de tes bûchers
Ton âme s'est dissipée dans tes autodafés
et je cherche en vain le mot humanité
tu as versé le sang
assassiné l'enfant
ouvert le ventre des femmes
qui couvait une flamme
un espoir, une promesse
d'un être à paraître
tu as violé, tué, pillé
inventé des sévices
aucun animal ne pratiquerait tes supplices
au nom du droit, d'une terre
d'une façon de penser, de prières
tu poursuis ton carnage
à travers les âges
toutes les raisons en somme
pour ôter à un homme
ce qui fait qu'il est homme
une volonté, une foi en son destin
des regrets, des chagrins
une main tendue
la peur d'être vaincu
Tu piétines sans relâche
ses espoirs en demain
tu donnes sans compter
tu reprends sans tarder
Combien de temps encore faudra-t-il assister
à la folie, l'orgueil qui abolissent l'idée
que le soleil brille pour tous nous éclairer.
Un dimanche agréable en charmante compagnie
Nous sommes allés voir Invictus avec Arnaud, Marie Anne, Vincent et Elise
Un film de Clint Eastwood...pas le meilleur d'ailleurs
L'histoire:
En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine.
Un film typiquement américain, empreint de très bons sentiments voire de trop bons... des scènes un peu longues, une intrigue limitée, un ensemble moyen mais agréable qui m'a rappelé l'effervescence de la coupe du monde 1998 en France: souvenirs, souvenirs....
Petit rappel sur Mandela:
| Fils d'un chef Thembu, Mandela est né en 1918 dans la province sud-africaine de l’Umtata. Il étudie à Fort Hare, d'où il est renvoyé pour avoir participé à une manifestation d'étudiants, et à l'université de Witwatersrand, où il obtient un diplôme en droit en 1942. En 1944, Mandela adhère au Congrès national africain (ANC). Lorsque le « Parti national » arrive au pouvoir, en 1948, et introduit l'apartheid, Mandela et l’ANC résistent à la politique raciste du gouvernement. En 1956, Mandela est arrêté et jugé pour trahison, mais il sera acquitté en 1961. |
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Après le massacre de Sharpeville en 1960, l’ANC et le Congrès panafricain sont interdits. Mandela abandonne alors la stratégie non-violente de l’ANC et fonde une organisation militaire, Umkhonto we Sizwe. En 1962, il est condamné à cinq ans de travaux forcés et, en 1963, il est inculpé avec d'autres leaders, de sabotage, trahison et complot. Pour ces faits, il est condamné en 1964, avec sept autres militants, à la prison à vie.
un peu de vocabulaire Apartheid signifie en afrikaans «Vivre à part ». C'est en fait un système ségrégationniste basé sur la politique raciste du Parti national. En 1948, les Afrikaaners, qui ont emporté les élections contre les partis anglophones décident de mettre sur pied ce système qui leur permettra de concentrer le pouvoir, les ressources minières et les richesses du pays. Tous ceux qui n'étaient pas considérés comme "blancs" devenaient des citoyens de seconde catégorie. Ce système est basé sur la prétendue supériorité des blancs par rapport aux autres populations. Il existe une similitude avec la ségrégation des noirs aux Etats-Unis qui a commencé beaucoup plus tôt. Afrikaaners : descendants des colons hollandais établis dès le XVIIème siècle dans la région du Cap (Afrique du Sud actuelle). Ces colons étaient des paysans (Boers) qui à la fin du XIXème siècle, à la suite de la guerre des Boers, ont du se soumettre à la puissance coloniale britannique. Les élections de 1948 marquent la revanche des Boers sur les Anglais, puisqu'ils deviennent majoritaires et mettent en application les lois ségrégationnistes de l'apartheid. L'indépendence par rapport à l'Angleterre se fera en 1960 (création de la République d'Afrique du Sud). |
Je n'ai pas le courage de chercher les mots pour remplir l'espace que tu as laissé.
A quoi bon raconter des histoires, chacun sait que le trou béant que tu as creusé en emportant ton sourire au pays des souvenirs ne pourra jamais être comblé.
Chacun fait bien ce qu'il peut pour tenter de défaire les nœuds serrés de son âme, chacun fait bien ce qu'il veut pour ne pas sombrer dans ses larmes.
Un seul espoir désormais qu'un chercheur finisse par trouver ce qui cause la mort du nouveau-né.
Et que personne n'ait plus à subir l'absence injuste qui fait tant souffrir.
Toutes mes pensées vont pour Marine, Jérémy et Antoine.
Le sourire apparaît, porte ouverte sur un passé que l'on tente d'enterrer.
Résurgence d'une envie trop souvent réprimée au soir d'un printemps illuminant nos sens.
La bouche est entrouverte dévoilant une armée blanche qui rêvent de croquer une existence factice puisque nourrie d'un désir à jamais réprimé : Aimer.
Aimer sans illusions et sans l'ombre d'un doute, penché sur un destin aux reflets météores,
filant au sein d'un ciel noyé d'or aussi noir que le soleil du nord.
Mais aimer pour toujours ce sentiment fugace, gravé au fond d'une âme épongée par le droit,
celui de continuer à avancer masqué, le coeur lesté par un étrange boulet froid.