personne n'est blanc ou noir
28/02/2010 09:50 par rikem
Pourquoi faut-il toujours que l'Homme, avec un grand H, mette les gens en boite ?
Personne n'est tout à fait noir ni tout à fait blanc, nous sommes un dégradé mouvant,..nous évoluons, nous changeons, nous reconnaissons nos erreurs...(malheureusement souvent trop tard ) ou pas...!
Tous les 4, riches de notre passé, forts de nos souffrances et de nos échecs, malgré la fatigue, les larmes et les incompréhensions trop souvent ressenties;...dans notre désir d'absolu et de perfection...dans celui surtout de ne pas décevoir nos proches...nous avançons !
Dans le souci certes d'approcher du blanc....mais dans celui surtout de rester vivants...et d'être Heureux...avec un grand H ;)
complétement épuisés tous les 4 sur la photo, mais la fratrie CHarbonnier se porte bien ....MERCI... ! Des hauts, des bas, comme partout et du changement...ça bouge ! :)
J'entends ton coeur qui bat
Me redire tout bas
que je suis à toi
Je frémis...
est-ce vraiment moi
que tu veux près de toi ?
Pourquoi ? Pour quoi ?
Pourrais-je jamais comprendre
ce qui te pousse à m'apprendre
que le meilleur sera demain
quel que soit le chemin....
Mi
inutile de chercher un lien entre le texte et la photo....juste quelques mots légers écrits sur le bord d'un cahier le même jour que la prise de la photo !
texte de Yves Duteil...;ça existe en musique :)
merci maman :)
> > > > > > Écoutez comment un beau soir,
> > > > > > Ma mère m'enseigna les mystères
> > > > > > Du verbe être et du verbe avoir.
> > > > > >
> > > > > > Parmi mes meilleurs auxiliaires,
> > > > > > Il est deux verbes originaux.
> > > > > > Avoir et Être étaient deux frères
> > > > > > Que j'ai connus dès le berceau.
> > > > > >
> > > > > > Bien qu'opposés de caractère,
> > > > > > On pouvait les croire jumeaux,
> > > > > > Tant leur histoire est singulière.
> > > > > > Mais ces deux frères étaient rivaux.
> > > > > >
> > > > > > Ce qu'Avoir aurait voulu être
> > > > > > Être voulait toujours l'avoir.
> > > > > > À ne vouloir ni dieu ni maître,
> > > > > > Le verbe Être s'est fait avoir.
> > > > > >
> > > > > > Son frère Avoir était en banque
> > > > > > Et faisait un grand numéro,
> > > > > > Alors qu'Être, toujours en manque
> > > > > > Souffrait beaucoup dans son ego.
> > > > > >
> > > > > > Pendant qu'Être apprenait à lire
> > > > > > Et faisait ses humanités,
> > > > > > De son côté sans rien lui dire
> > > > > > Avoir apprenait à compter.
> > > > > >
> > > > > > Et il amassait des fortunes
> > > > > > En avoirs, en liquidités,
> > > > > > Pendant qu'Être, un peu dans la lune
> > > > > > S'était laissé déposséder.
> > > > > >
> > > > > > Avoir était ostentatoire
> > > > > > Lorsqu'il se montrait généreux,
> > > > > > Être en revanche, et c'est notoire,
> > > > > > Est bien souvent présomptueux.
> > > > > >
> > > > > > Avoir voyage en classe Affaires.
> > > > > > Il met tous ses titres à l'abri.
> > > > > > Alors qu'Être est plus débonnaire,
> > > > > > Il ne gardera rien pour lui.
> > > > > >
> > > > > > Sa richesse est tout intérieure,
> > > > > > Ce sont les choses de l'esprit.
> > > > > > Le verbe Être est tout en pudeur
> > > > > > Et sa noblesse est à ce prix.
> > > > > >
> > > > > > Un jour à force de chimères
> > > > > > Pour parvenir à un accord,
> > > > > > Entre verbes ça peut se faire,
> > > > > > Ils conjuguèrent leurs efforts.
> > > > > >
> > > > > > Et pour ne pas perdre la face
> > > > > > Au milieu des mots rassemblés,
> > > > > > Ils se sont répartis les tâches
> > > > > > Pour enfin se réconcilier.
> > > > > >
> > > > > > Le verbe Avoir a besoin d'Être
> > > > > > Parce qu'être, c'est exister.
> > > > > > Le verbe Être a besoin d'avoirs
> > > > > > Pour enrichir ses bons côtés.
> > > > > >
> > > > > > Et de palabres interminables
> > > > > > En arguties alambiquées,
> > > > > > Nos deux frères inséparables
> > > > > > Ont pu être et avoir été.
> > >
je vous souhaite de conjuguer
le verbe aimer
mais par pitié
jamais au passé !
Je t'aime, je t'aimerai
aujourd'hui pour l'éternité
ça fait rêver
Et si tout doit s'arrêter
à quoi bon continuer
tu étais ma moitié
sans vanité
les deux bouts
d'un même caillou.... ?
deux bouts....
deux nous....
des clous !
Il lui fallait voir l'océan: il avait, il le sentait, besoin par-dessus tout de ce large horizon, il avait besoin du bruit des vagues. Il savait que ça le calmerait.
La Femme sur la plage avec un chien (2005)
Citations de William Boyd
Livres de William Boyd
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
et la mer est amere, et l'amour est amer,
l'on s'abyme en l'amour aussi bien qu'en la mer
car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celuy qui craint les eaux, qu'il demeure au rivage,
Celuy qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hazard de naufrage.
La mere de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mere sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvoit éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marboeuf, recueil de vers, ( 1628)
Pour rappel : Comme son nom l'indique en grec, Aphrodite naît de l'écume (plus exactement de la semence de son père Ouranos, tombée dans la mer )
Le poème restitue l'alchimie de l'amour et de la vie, tous deux nés d'un chaos où les quatre éléments se distinguent, air (orage) terre (rivage) et evidemment eau et feu.
Et pourtant je pense à toi
Comme un brave petit soldat
Qui a perdu trop de combats
Et pourtant je vis une vie
Malgré la peine et l'ennui
Tes mots jetés au fond d'un puit
Celui de mes longues insomnies
De nos regards, de nos envies.
Et pourtant je n'oublie rien
Comme on aime couver un chagrin
par peur qu'il s'évapore demain
Et qu'il ne laisse rien
Qu'un gout de sel au creux d'une main
Et pourtant je redoute le silence
Celui qui s'installe par méfiance
de troubler le reste d'aisance
qui n'a pas détruit l'évidence
le pourquoi de ma naissance
Et pourtant je m'enfuis
Par peur de tomber dans l'oubli
Je préfère piétiner ma vie
Que de m'éffondrer sous le poids
D'un autre nous dans l'au-delà
Et pourtant je pense à toi...
Mi
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur
Victor Hugo (Pauca Meae) pour sa fille Léopoldine
il reste du travail pour ce pied de lampe en bois flotté.. j'avais envie de m'amuser et puis d'une chose à l'autre....
bon bref je cherche des bonnes volontés ;)